BODHGAYA et SARNATH

Deux des plus grands centres spirituels bouddhistes au monde.


lotus dans le jardin du Parc aux cerfs à Sarnath


le bouddha d'or à Sarnath dans la position de l'enseignement

Durant le voyage à Bénarès, deux arrêts dans les lieux où le Bouddha commença son enseignement il y a 2500 ans.

texte en gris déjà cité dans le journal commun, si vous l'avez lu, passez directement au texte en noir.

RETOUR <<

BODHGAYA-SARNATH
petit tour chez Bouddha

Arrêt dans le pays de Bouddha, dans les deux plus grands centres spirituels bouddhistes du monde. 

Si le bouddhisme est surtout présent dans l'Himalaya et en Asie du sud-est, Bouddha vécut et enseigna en Inde, dans la région du Bihar. Le bouddhisme fut repoussé très rapidement aux frontières de l'Inde par l'hindouisme qui le considéra comme hérétique.
Après une vie préservée du monde dans son palais, le prince Siddartha découvrit la maladie, la pauvreté, la vieillesse et la mort lors d'une exceptionnelle sortie au milieu de son peuple. Il décida alors de tout quitter pour devenir ascète et comprendre pourquoi la souffrance. Ne trouvant pas la réponse auprès des sadous hindoux, il choisit d'attendre sous un arbre la réponse. Ce fut à Bodhgaya, sous un arbre pipal (sorte de figuier d'Inde, très grand arbre) qu'il reçut "l'illumination" et devint un bouddha, un être éclairé.
De là il partit rejoindre les ascètes et ce fut dans le parc aux cerfs (ou aux gazelles) de Sarnath, près de Varanasi, qu'il délivra son premier sermon, fondement de tout le bouddhisme qui en découla.


lever de soleil sur la plaine de Sarnath

grand moulin à prière tibétain

le Trône de Diamant où Bouddha reçut l'illumination

moine faisant le tour du temple en se prosternant

BODHGAYA

A Bodhgaya, sur la route Bénarès, un grand temple de 30 m de haut entouré d'un jardin où les bouddhistes prient en s'alongeant sur une planche et en se relevant. Principalement des tibétains ou népalais, on ne se croirait plus en Inde. Pas mal d'occidentaux aussi qui viennent prier de la même façon. Moines bouddhistes du monde entier, habillés de bordeaux, de jaune ou de gris bleuté selon leur origine. Japonais de tradition zen en forte quantité aussi. Derrière le temple se situe l'arbre de la connaissance. Celui de l'époque de Bouddha est mort depuis longtemps. Une reine (celle du roi Ashoka au 2d siècle av JC) replanta un rejeton au Sri Lanka (ancien Ceylan) et un à Bodhgaya. Ce genre d'arbre, comme l'olivier, a tendance à refaire des pousses sur son propre tronc, ce qui lui permet de demeurer des millénaires sans mourir vraiment. Au pied de cet arbre se trouve "le trône de diamant", dalle de pierre qui symbolise l'endroit où le bouddha était assis.
Grands moments de calmes et de méditations après plusieurs semaines de bruits, de pollution et de monde à Calcutta.


une divinité du Tibet

lama tibétain

le grand temple de Bodhgaya

tête colossale de bouddha à Sarnath en cours de taille

Visites de temples japonais, tibétains, népalais, ... Des indiens hindoux sont là aussi, contrastant avec le calme des tibétains. Pour les hindoux, bouddha est aussi une manifestation de Shiva, ils viennent donc le vénérer. Considéré comme divinité par certains, comme illuminés par d'autres, auteur d'une philosophie de vie pour les occidentaux, le bouddha rassemble ici de drôles de gens qui ont leur propre croyances et la manifeste de diverses façons.
Le climat est bien différent de Calcutta, car le froid s' installe dés la nuit tombée. Le châle est bien pratique pour se couvrir le soir, comme le font la plus part des indiens. Nourriture épaulais aussi qui surprend lorsqu'on arrive de l'Inde normale. Verre d'eau chaude sur la table avant de manger, pas très appétissant comparé au chaï indien parfumé à la cardamonne ou au massala. Même les pâtes ( veg chowmains) n'ont pas le même goût !
Après ma collection de théières, je complète durant ce séjour ma collection de chapelets. Chapelets bouddhistes (dont un avec des crânes sculptés dans des os de yack), hindoux et même jaïns (ce qui est extrêmement rare, chapelet en laine. Je l'ai payé cher pour ici : 2 euros.).
Un soir nous sommes interviewé avec Fabrice par la télé Létonienne sur notre présence en Inde et chez Mère Teresa à Calcutta.


mandala au plafond d'un temple tibétain

moines préparant le temple pour la prière ave le Karmapa

femmes tibétaines se promenant, chapelet à la main et moulin à prière

SARNATH

Quasiment en banlieue de Bénarès, Sarnath. C'est là que le bouddha, voulant retrouver les ascètes qu'il y avait rencontré avant son illumination, vint leur exposer sa révélation. Au début sceptiques qu'il ai pu trouver la lumière en ayant rompu les jeunes et l'ascétisme, ils furent conquis par son enseignement. Ce furent les premiers disciples. Cela se passait dans la Parc aux cerfs à Sarnath. Aujourd'hui il n'y a que les ruines des monastères qui furent construis autour du lieu où il délivra le premier sermon fondateur. Entièrement rasé, le site ne fut redécouvert qu'au XIXe siècle par les anglais et mis à jour. La grande stuppa (sorte de monument qui contient des reliques) élevée par le grand roi Ashoka (qui unifia l'Inde au IIe s. av JC) contenait des reliques du bouddha. Elles furent alors sorties et mises dans un temple moderne à côté. La grande stuppa est décorée tout autour de motifs géométriques ou floraux qui font penser à ceux de l'époque romaine chez nous (c'est en gros la même époque). Un très beau musée contient des statues de bouddhas remarquables (pour ceux que ça intéresse) qui sont complémentaires de celles qu'on peut voir à l'Indian Museum de Calcutta. Et puis il y a surtout comme symbole du musée, un des rare chapiteau des colonnes d'Ashoka avec les 4 lions qui regardent dans les 4 directions et qui furent choisis comme symbole de l'Inde moderne et qu'on retrouve sur les pièces de monnaie actuelles. Paradoxe de l'Inde hindoux qui choisit un symbole bouddhiste qu'elle a rejetée. Le parc aux cerfs n'a rien d'exceptionnel si ce n'est qu'il faut payer 150 Roupies pour les étrangers. Espace tranquille qui permet néanmoins de se pauser et d'observer les moines bouddhistes se prendre en photo ou apauser des feuilles d'or sur les lieux saints ou les statues. Contrairement à Bodhgaya, le lieu où Bouddha fit son premier sermon est toujours une ruine, peut-être par interdit à cause des fouilles. Des milliers de feuilles d'or sont collées sur les pierres, des bâtons d'encens coincés entre deux blocs de pierres, signalent les endroits vénérés.


biches et cerfs ont été réintroduits pour rappeler le Parc aux cerfs

fleur d'hibiscus et feuilles d'or entre les pierres des ruines d'un petit temple

la stuppa de Sarnath construite par Ashoka

Ambiance népalaise ou tibétaine aussi, mais vie indienne plus marquée dans la petite ville. 2 journées à Sarnath, une seul, une autre avec Fabrice avec qui j'ai plus visité de temples. Le Golden Temple, temple tibétain, était en effervescence car le Karmapa (seconde figure du tibet après le Dalaï Lama) était dans les murs. Au Temple Japonais, nous sommes arrivés pendant une prière du soir rythmée par des chants mais surtout par des tambours énormes.


moi dans un temple tibétain

photo de groupe de moines

bouddha japonais

petit bouddha sous l'arbre au milieu des ruines de Sarnath

drapeau de prière bouddhiste

fresque évoquant le retour de Bouddha chez son père, accompagné des disciples

RETOUR <<