| Nouvelles de KALIGHAT - premiers jours | |
| Petit témoignage de Kalighat, le "mouroir" où je travaille le matin, et sortie avec deux soeurs dans les rues défavorisées. |
la
salle des hommes à Kalighat
|
|
Description : Je viens à Calcutta pour travailler le matin au centre des Missionnaires de la Charité dénommé "Kalighat". L'après midi je me le réserve pour travailler, visiter les rues, prendre "l'occasion" quand elle se présente pour rencontrer les indiens et leur vie. Premiers jours. texte en gris déjà cité dans le journal commun, si vous l'avez lu, passez directement au texte en noir. |
|
|
Kalighat, la rue ... Premiers jours à Kalighat et dés les premières heures ce sont déjà des grands moments d'émotion. Aider les soeurs à distribuer des couvertures dans la rue et c'est mettre les pieds sur la lune, c'est découvrir combien ils n'ont rien ... mais pas ce que l'on pense toujours. Commençons
par ces deux premiers jours à Kalighat. Autre
genre, autre lieu. Hier lundi, nous revenons avec un français de
notre enregistrement à Sishu Bahvan. Nous rencontrons deux soeurs
novices qui portent un gros sac de couvertures. Nous nous proposons pour
les aider, sans savoir où elles vont. En fait elles nous invitent
à être "porteurs" dans leur service journalier
auprès des plus pauvres. Nous allons dans un petit "slum"
(c'est à dire des maisons de fortune bâties de toiles de
plastiques, de planches et de cartons). Nous distribuons les couvertures
aux petites familles qui vivent là, une vingtaine d'enfants ont
commencé à arriver en chahutant. Une soeur m'invite à
entrer dans le petit abri où elle vient de laisser deux couvertures.
Un peu de vaisselle, une sorte de table en planche où la mère
se trouve assise, c'est là qu'ils dorment, isolés du sol,
de la terre battue, des rats et des "bestioles" genre cancrelats
gros comme un doigt. Toit en toile de plastique noir, pas vraiment de
porte mais une entrée large. Je regarde un peu l'aménagement,
et je découvre au fond avec les couvertures ... une télé.
C'est bien connu qu'à Rio de Janeiro au Brésil, dans ces
bidons-villes, dans les plus humbles et pauvres maisons ont trouve une
parabole ou une télé. Ici, dans ce qui ne ressemble même
pas à une maison, ils ont trouvé quand même une télévision
! Hier
soir, mes amis indiens ce sont démenés pour me trouver une
chambre en dehors des hôtels de Sudder Street. De nuit, car ici
la nuit tombe vers 17h à cette époque-ci, ils m'amènent
dans le quartier qui se trouve derrière Mother House. Ils finissent
pas trouver la clé. Petite chambre sympa, en rez de chaussée
(de toute façon il n'y a pas d'étage), dans une petite ruelle
étroite avec d'autres familles indiennes autour. En face, un atelier
de maroquinerie qui fabrique des portes-monnaies. Ventilateur, éclairage
et ... prise électrique. Natte par terre, mais ils me disent que
si je veux un lit il y en a à 250 Rs. Pas cher, no problem ! Si,
il y a un problème, il n'y a pas de salle de bain. Je ne cherche
pas le grand luxe mais le minimum, même s'il est indien. Dans le
village du Bihar en avril, j'ai testé et appris à me laver
à la fontaine. On s'en sort assez bien. Donc, toilettes et eau
à trouver autour. L'atelier d'en face m'a proposé de me
servir à volonté de leurs toilettes. Pour l'instant, pas
plus de nouvelles, mon rendez-vous aujourd'hui pour connaître le
prix, les conditions et voir le propriétaire, à été
annulé. J'y reviens plus tard, avec les indiens le temps n'a pas
vraiment d'importance, c'est juste le moment présent qui compte.
Alors si la personne que tu dois rencontrer n'est pas là, c'est
pas grave, tu reviendras plus tard ou demain. Je me suis fait une heure
de marche aller-retour pour ça ... pour rien, mais c'est toujours
"no problem". Que dire de plus ? Rien sinon de revenir. Patience,
patience !!! |
|