KALI PUJA
Fête de la déesse Kali, la "Mère" qui détruit les démons de l'apparence.
Kali

Suivant de quelques semaines la grande fête du bengale de Durga Puja, Kali Puja se mèle avec Diwali.

texte en gris déjà cité dans le journal commun, si vous l'avez lu, passez directement au texte en noir.

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KALI PUJA

Déesse hindou qui a donnée le nom à la ville (Kolkata) est fêtée en ces premiers jours de novembre. Moins important que la Durga Puja, fête du Bengale, Kali Puja ("puja" veut dire prière) ne passe pas inaperçu. Grands temples à New Market, petits dans les ruelles, tous les quartiers hindoux fêtent leur déesse, "la Mère" comme ils l'appellent. 

Kali est représentée en général noire, tirant la langue et portant autour du cou un collier de têtes d'ennemis décapités. Rien de bien réjouissant pour une "mère". Pourtant bien des endroits, en entête de lettre, sur les pare-brises des voitures on voit l'appellation "Jai Maa Kali", vive notre mère Kali. Elle a sous ses pieds le dieu Shiva, non pas qu'elle l'écrase, mais elle apparaît au-dessus de lui lors d'un rêve. Son côté destructeur et noir concerne en fait les apparences. Elle a ce rôle de détruire tout ce qui est superflu, le monde des apparences. Elle n'est donc pas négative comme l'est Durga, pourtant à l'aspect plus sympathique, chevauchant un lion.
Fêter une puja (prière) c'est réaliser pendant des semaines des statues en terre de l'Hoogly, affluent du Gange. Une structure en bois recouverte de paille est ensuite enduite de glaise grise. Les finitions se font à la fin. Puis il y a l'étape de la peinture, la couleur de la peau importe peu, on passe du bleu au jaune, du rose au vert. Ne pas oublier le troisième oeil au centre, entre les deux yeux, les démons terrassés sous ses pieds. Puis les statues sont habillées de grands tissus multicolores,de cheveux noirs, de coiffes de cérémonie brillantes, de bijoux. Le jour de la Kali Puja, les statues sont installées dans des temples de bambous ou de bois conçus uniquement pour 3 ou 4 jours de fête. Chaque quartier en a un, chaque club sportif aussi. Durant les semaines précédentes, des gens passent pour récolter les offrandes pour payer les sanctuaires provisoires. Véritables architectures de carton, bambous, bois et tissus, c'est à celui qui fera le plus grand, le plus beau. Ce qui n'ont pas les moyens en font des petits de 1 mètre de haut, à côté des immenses qui font la taille des immeubles.
Pendant 3 jours, la foule hindou va défiler pour visiter les temples, offrir une prière, déposer des offrandes de noix de coco, branches de bananiers, argent, nourriture, encens ... Le brahamanes sont chargés d'offrir tout cela à la divinité et disposer colliers de fleurs et offrandes devant et sur la statue.
Le dernier jour, à la tombée de la nuit, vers 17h, les statues sont chargées sur des camions. Tout le quartier monte alors avec et direction Babou Ghat sur les bords de l'Hoogly. Parfois de gros groupes électrogènes fournissent l'électricté à un gros projecteur qui éclaire Kali. Les indiens sont alors déchaînés. Ils chantent, dansent sur les camions, jouent du tambour. Croiser un touriste est évidemment l'occasion de cris, d'appels, d'invitation à les suivre à Babou Ghat. En approchant du Ghat, on voit des centaines de camions arrivant de tous les quartiers de cette ville de 14 millions d'habitants. Un service d'ordre de l'armée tente d'organiser le flot qui arrive. A Babou-Ghat, c'est un immense parking qui se forme. Tous les camions se garent pour attendre son tour. Lorsqu'un a droit au passage, ils descendent la statue qui peut mesurer jusqu'à 5 ou 6 mètres de haut. C'est alors que la force physique indienne se révèle, car ils sont une vingtaine parfois à dcharger et porter une statue qui doit peser des centaines de kilos. Après avoir tournés sur eux-mêmes 3 fois, ils descendent la plage jusqu'à l'eau sombre. Pénétrant avec la statue dans l'eau boueuse de l'Hoogly, ils la poussent au large. La statue se met souvent alors à flotter et à dériver au grès des courants. Les autres couleront et seront peu à peu dissoutes dans l'eau, retournant à l'argile primitif de la rivière. Les statues qui auront flottées seront ramenées les jours suivants sur les bords du fleuve et exposées telles quelles, les unes simplement mouillées et un peu délavées, d'autres à moitié décomposées, manquant d'un bras, d'une jambe ou de la tête. Il faut que les statues soient mises à l'eau avant minuit. Le lendemain, les temples désert, vont être démontés entièrement.


les brahmanes disposent les offrandes des fidèles devant les statues de Kali

décorations lumineuse sur New Market

le temple monumental de New Market

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