| Nouvelle chambre en ville | |
| Immersion dans la vie indienne |
Calcutta
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Description : Arrivée dans mon nouveau logement au coeur du quartier musulman texte en gris déjà cité dans le journal commun, si vous l'avez lu, passez directement au texte en noir. |
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NOUVELLE HABITATION Après une semaine à l'hôtel Paragon dans une minuscule chambre à 140 Rs, j'ai enfin mon domaine hors des hôtels et de Sudder Street. Quasiment derrière Mother House, en plein quartier musulman, mon petit chez moi à 65 Rs/jour est une immersion dans la vie indienne locale. Je
cherchais une chambre ou un appartement en pleine ville, éloigne
de la vie des volontaires et de Sudder Street. Ce n'était pas dans
le but de couper tout lien avec eux, mais de pouvoir vivre ces 5 mois
un peu plus impliqué dans la vie quotidienne des indiens et non
pas de conserver toutes ces habitudes occidentales qui deviennent ici
rapidement décalées. On se met alors dans un espèce
de guetto occidental, un communautarisme (c'est la mode) qui ne nous permet
pas d'être proche de ces gens avec qui ont vis malgré tout
tous les jours. On peut, il est vrai rester en marge, juste les côtoyer,
comme l'ont fait les anglais quelques decennies. On peut même travailler
avec, les rencontrer dans la rue, les soigner, mais tout en gardant notre
rythme de vie, avec son minimum de confort, avec tout ce qui nous rassure
et que finalement on estime être vital pour nous : lit, douche,
wc, papier wc, manger avec une fourchette, parler à des gens de
"notre race". Ayant depuis un an et demi côtoyé
des indiens qui sont devenus des amis, j'ai découvert combien nos
habitudes les font rigoler. Cela veut dire dnc qu'il y a une autre vie
ailleurs ? Nous resterons toujours lié à notre culture,
à notre éducation, à notre pays d'origine, mais cela
ne veut pas dire que c'est génétique et que forçément
nous ne pouvons pas vivre autrement. L'homme n'a-t-il pas la caractéristique
de pouvoir s'adapter à tous les milieux où il se trouve
? Je m'aperçois ici que vivre un peu comme eux n'a rien d'extraordinaire
et que c'est tout à fait possible.
Lorsque je reste à la chambre le Jeudi ou le Dimanche (jours feriés) ou pour travailler à l'ordinateur, je profite du soleil qui rentre dans la chambre en fin de matinée et je vais prendre dans ma théière en fer blanc du chay (thé) au tea-shop de la rue pour 7 Rs. Régulièrement des amis indiens passent me voir le soir pour écouter de la musique, discuter, boire un thé. Hier soir nous sommes allé faire un tour à moto dans Calcutta by night. Petite description du lieu : 4
rues possibles pour accéder à l'immeuble, selon par où
j'arrive. Une courée commune est fermée le soir à
22h par une porte. C'est dans cette cour qu'il y a un point d'eau où
les voisins et moi-même venons remplir nos réserves d'eau
et faire la lessive en compagnie des femmes des familles qui habitent
là, des grands-mères, des hommes qui viennent se laver.
Pour ma part je me lave dans mon passage privé. Dans la cour, il
y a l'accés à un petit atelier de fabrication de porte-monnaie.
Tout est fait à la main par 6 ou 7 jeunes qui travaillent à
des heures indiennes, pas trop tôt le matin mais tard le soir, avec
la radio à fond. Là, une seconde porte ferme l'accés
à ma ruelle. Ma ruelle est fermée de chaque côté
par des panneaux de bambous, genre canisses. J'y fait sécher mon
linge, m'y lave le soir. D'une largeur de 1 mètre à 1,50
selon l'endroit, elle est à peu près longue de 7 à
8 mètres.
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